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Avant, il y’a eu Desperate Housewives qui, sous ses airs de de sitcom US aseptisé, nous offrait une vision trash de l'”American Way of Life”. Et encore Friends, House, The Shield, Sex and The City, les Sopranos, 24 Heures chrono, Six Feet Under, Lost, Urgences, Gossip Girl,…

Maintenant, il y a l’excellent Game Of Thrones, la série la plus piratée de tous les temps, à la grande fierté de HBO, la chaîne américaine sur laquelle celle-ci est diffusée. Il y’a le dérangeant Breaking Bad, avec son prof de chimie lambda devenu drug lord et assassin calculateur dans le désert du Nouveau-Mexique. Mais encore Treme (je reviendrais sur cette série, qui mérite amplement qu’un article lui soit consacrée), Glee, Homeland, Dexter, Girls, Mad Men, Les Experts, Les Simpsons, The Good Wife,…

Scandal et House of Cards sont venues récemment compléter la liste des séries télés qui cartonnent.

La liste semble sans fin

Sans avoir suivi toutes les séries mentionnées ci-dessus, je les connais toutes, soit de nom, soit après avoir vu un ou plusieurs épisodes. Et apparemment, je suis loin d’être la seule. Les séries ont connu un tel engouement… Elles sont devenues un des sujets de conversation préférés  (après la météo, indétrônable je pense, surtout en ce moment) entre amis, en famille, au bureau, en ligne…

Mais en même temps, est-ce si étonnant? De divertissements à la qualité souvent discutables, les séries sont maintenant (pour une grande majorité) des petits bijoux en terme de scénarios, dialogues, bande originale, complexité des personnages, décors, costumes,… Celles-ci égalent ou dépassent de plus en plus en terme de qualités les films à proprement parlé.

Il est aussi souvent bien plus facile de s’identifier à des personnages aux personnalités bien plus complexes et développés que dans les films. Ce qui est tout à fait normal. Il est plus facile de développer un personnage en une dizaine d’épisodes qu’en deux heures de film, c’est indéniable. Et puis avec la multitude de personnages, tout le monde peut s’identifier à son (parfois anti-) héros.

En plus de ça, alors que les films sont en grande majorité destinés à être projetés au cinéma (à l’exception de ceux sortant directement en DVD, signe quasi infaillible d’un navet en devenir), les séries disposent de canaux de diffusion multiples: chaînes hertziennes, câblées, satellites et surtout internet.

Ah…(soupir d’admiration)…la magie du Web. Où les sériephiles peuvent streamer, télécharger commenter leurs séries préférées. Où les plus accros peuvent même inventer leur propres histoires (appelées Fanfictions) en prenant comme point de départ un aspect mineur d’un scénario (une histoire d’amour secondaire par exemple). Où les plus polyglottes peuvent même écrire leur propres sous-titres et les mettre en libre circulation. Bref. Sans le Web, les séries seraient-elles devenues ce qu’elles sont aujourd’hui? Pas si sûres.

En attendant, celles-ci ont encore de beaux jours devant elles. Pour notre plus grand plaisir à tous.

Sur ce…

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